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Outils de pilotage de la performance : Manager l’avenir

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par Eve Mennesson

Piloter la performance d’une entreprise c’est analyser les données à disposition pour prendre les meilleures décisions possible et se projeter dans le futur. Pour aider les sociétés dans cette tâche, il existe des outils spécialement adaptés. Mieux qu’Excel, ils nécessitent cependant de se préparer avant de les accueillir.

 

Quels que soient la taille et le secteur des entreprises, le pilotage de la performance est au cœur des préoccupations. Ce pilotage n’est pas uniquement financier mais concerne tout le business : ventes, achats et même ressources humaines”, observe Maryse Lecutier, associée responsable des activités de conseil pour les directions financières chez PwC. Piloter la performance c’est avoir une vision globale et en temps réel de l’entreprise afin de prendre les bonnes décisions. C’est donc évidemment primordial. Et pour qu’il soit le plus efficace possible, ce pilotage peut se faire via des outils adaptés, qui facilitent la collecte et l’analyse des données.

 

Big Data et temps réel

Premier avantage à s’équiper de tels outils : avoir accès à toutes les données utiles en un seul coup d’œil. “Les solutions utilisées en entreprise sont verticales : il y a un système d’information pour la finance, un pour les achats, un CRM pour la relation client et le marketing. Le Codir a donc du mal à avoir une vision transversale pour piloter l’entreprise”, note Cyril Jacquet, directeur Data & Analytics chez PwC. Les outils de pilotage de la performance offrent au contraire des tableaux de bord multidimensionnels et des graphiques qui donnent un accès rapide et simplifié à l’information. Ces dispositifs gèrent un grand nombre de données mais sont aussi désormais capables de proposer des analyses fines. “Les outils de pilotage de la performance existent depuis de nombreuses années. La nouveauté aujourd’hui est la possibilité d’aller dans le détail, d’avoir accès à toute la chaîne. Mais aussi d’obtenir les données en temps réel”, précise Cyril Jacquet.

Le temps réel est en effet un véritable plus par rapport à Excel, que les entreprises utilisent habituellement pour piloter leur performance. En effet, comme le souligne Toufic-Pascal Naccache, président du cabinet Iena, “l’entreprise reste un écosystème vivant. Elle évolue, se déconcentre, se remobilise au gré des défis”. Les données en temps réel sont donc essentielles pour prendre les meilleures décisions.

Les outils de pilotage servent à prendre les bonnes décisions à un instant T mais aussi à construire des scénarios pour le futur. “Beaucoup d’entreprises utilisent les outils de pilotage de la performance pour manager l’avenir. Elles émettent par exemple des prévisions sur leurs données budgétaires, effectuent des simulations, réalisent des projections, etc…”, décrit Catherine Pilidjian, experte de la practice Finance Risks and Performance chez Wavestone.

 

Casser les silos

Si de tes outils permettent beaucoup de choses, ils ne sont pas non plus magiques. Avant d’en adopter un, il s’agit de préparer son entreprise à l’accueillir. Première chose à faire obligatoirement : préparer les données de l’entreprise. David Besse, associate partner chez SQLI, invite à adopter une architecture data-centrée. “Il s’agit d’envoyer toutes les données dans un ‘data lake’ sur lequel on branche  l’outil qui procèdera à leur analyse”, explique-t-il. Autre chantier à mener : repenser l’organisation de son entreprise. “Il faut casser les silos”, précise David Besse. Il s’agit ensuite de choisir le bon outil car l’offre est pléthorique et les solutions ont toutes leurs particularités. Catherine Pilidjian conseille de mener une phase pilote sur une problématique donnée pendant 3 à 6 mois puis de l’étendre si les résultats sont concluants. L’intégration et la prise en main est en effet facile car il s’agit généralement d’applications hébergées dans le Cloud.

 

 



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le réchauffement climatique en procès

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Judith Rochfeld, enseignante en droit privé à la Sorbonne, analyse sous l’angle juridique les procès actuels contre des Etats ou des entreprises accusés d’inertie environnementale.

Par Serge Audier Publié aujourd’hui à 08h00

Temps de Lecture 3 min.

Article réservé aux abonnés

Les avocats représentant la Fondation Urgenda, à gauche, et les représentants du gouvernement néerlandais, devant la Cour d’appel de La Haye, le 9 octobre 2018. En 2015, le gouvernement néerlandais avait été condamné à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % d’ici 2020. Peter Dejong/AP

« Justice pour le climat ! Les nouvelles formes de mobilisation citoyenne », de Judith Rochfeld, Odile Jacob, 198 p., 19,90 € (en librairie le 28 août).

Peu de livres écrits par des universitaires contiennent autant de points d’exclamation, jusque dans leur titre, que Justice pour le climat ! C’est que son auteure, Judith Rochfeld, professeure de droit privé à la Sorbonne, ne prétend pas s’abstraire des passions, entre angoisse et espoir, qui animent toujours plus de personnes face à la catastrophe climatique.

Une lueur d’espoir vient des nouveaux mouvements civiques de résistance, notamment ceux portés par la jeunesse ou par des associations, voire des particuliers, qui demandent des comptes à l’Etat et aux entreprises en s’appuyant sur la justice. Le livre dresse le bilan international de ces nouvelles luttes et pose la question des instruments juridiques qui pourraient leur faciliter la tâche, et peut-être même nous amener à une relation protectrice avec la Terre.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les contentieux climatiques se multiplient dans le monde

L’auteure propose de faire du climat un « commun », à la manière d’une ressource fondamentale dévolue à l’usage de tous et de chacun

Les procès contre différents Etats accusés d’inertie face aux changements climatiques procèdent largement des ambitions, des ambiguïtés et des déceptions dont était porteur l’accord de ­Paris de 2015, lors de la COP21. Son objectif de limiter la hausse de la température moyenne globale en deçà de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels s’accompagnait certes de modalités concrètes d’action et d’un cadre global de coopération, mais sans imposer de contrainte ni de ­sanction.

Il invitait aussi à la table, en plus des Etats, des « entités non parties » – associations, secteur privé ou villes. Or ce sont précisément certains de ces acteurs qui, utilisant l’accord comme un levier, se retournent désormais contre les Etats et cherchent à rendre juridiquement contraignants leurs engagements, pour les sommer d’agir sans se défausser sur les autres. Car tel est un des paradoxes apparents du moment présent : si le défi écologique est plus que jamais planétaire, les échecs répétés de la « gouvernance mondiale » en matière climatique conduisent à une sorte de reterritorialisation du global, obligeant chaque Etat, sous la pression de citoyens mobilisés, à balayer devant sa porte.

Les entreprises les plus polluantes font aussi l’objet de contestations inédites, en particulier les fameuses quatre-vingt-dix « Carbon Majors » énergétiques et cimentières, devant lesquelles se dressent même des Etats, mais aussi et surtout des villes et des ONG. C’est ainsi qu’aux Pays-Bas, après le procès de la Fondation Urgenda contre l’Etat néerlandais, s’est tenu en avril 2019 un procès cette fois contre le pétrolier Shell, mis en cause pour ses responsabilités en matière d’émission de gaz à effet de serre.



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BALIKAN | Pagsubaybay ng Abante taong 1993, 1995 sa Sanchez rape-slay case!

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AbanteDigital #AbanteNews #NoToSanchezRelease #ThrowbackThursday.

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Bottes de septième ciel – Culture / Next

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Tiens ! La botte ! Comment éviter toute connotation sexuelle à cet objet profond, serré comme un fourreau, d’ailleurs fourré lui-même (pas dans les contes certes, mais on fait bien dire ce qu’on veut aux objets des contes). Du reste, ne dit-on pas proposer la botte à quelqu’un qu’on souhaiterait vivement chausser ? Botte de foin, de poireaux, de sept lieues (les voilà, on y arrive, je sais où je vais avec mes grosses sabottes), il est question ici dans l’expression de la botte secrète de Lagardère qui d’un coup d’épée pourfendait son adversaire, si tu vois l’idée de l’épée qui embroche son ou sa partenaire.

De l’épée au fourreau qui l’enserre il n’y a qu’un pas, un grand pas, puisque la botte de sept lieues qu’on retrouve dans le Petit Poucet et le Chat botté (et non pas le chas, ça va bien les allusions symboliques, les contes en sont déjà farcis, si on ose dire), permet de parcourir plus de 30 km en une seule enjambée. «Les bottes de sept lieues, explique Ghislaine Chagrot, spécialiste des contes à la BNF (1), tirent leur nom de la distance des relais de poste installés toutes les sept lieues à partir de Louis XI, ce qui équivaut à la distance qu’un cavalier peut parcourir au galop» : de 28 à 35 km, soit ce qu’un marcheur peut parcourir en sept heures. Leur rôle, comme les petits cailloux du Poucet abandonné par ses vieux dans la forêt (on passera sur les fantasmes d’abandon très présents dans les contes et correspondant à de fréquentes situations en ce siècle de famine), c’est d’aider le Petit Poucet. Elles appartiennent à l’ogre, haute figure d’agressivité orale et de père castrateur. Le Petit Poucet les lui tire discrètement et «à la fin du conte, vole toutes les richesses de l’ogre».

A lire aussi Dans la valise des fées (5/7) : Fuseau ovaires

Comme quoi, les plus humbles peuvent toujours s’en sortir car, comme aime à le répéter Bettelheim – si tu suis un peu, on rabâche depuis samedi sur la Psychanalyse des contes de fées – un conte, c’est le miroir de nos vies, une leçon qui peut en gros se résumer à «malgré les épreuves, la vie est belle». Au chat, que récupère le fils du meunier qui croit qu’il a pas de bol parce que ses frérots ont touché le gros lot, elles vont servir à donner la puissance humaine. Le conte du Chat botté, en ce qu’il est un peu amoral, avec pas vraiment de gentils pas vraiment de méchants, donne au petit lecteur la même idée que le Petit Poucet : tu vas t’en sortir, mon enfant, même avec de la ruse et de la tricherie (dans la vraie vie, tu peux te gratter). On peut y voir un récit initiatique basé certes sur le mensonge (le chat fait croire au roi que son pauvre maître est le marquis de Carabas et la princesse tombe in love du gueux en pensant que c’est un vrai prince, comme quoi l’habit fait le moine).

Les bottes ont ça d’intéressant dans le catalogue des objets merveilleux qu’elles peuvent aider à faire le bien ou le mal, selon qu’elles sont portées par le héros (le poucet) ou un personnage néfaste (l’ogre). Et c’est, rappelle Ghislaine Chagrot, «dans la Belle au Bois dormant de Perrault qu’elles apparaissent pour la première fois : lorsque l’accident arriva à la princesse, la bonne fée qui lui avait sauvé la vie en la condamnant à dormir cent ans fut avertie par un nain qui avait des bottes de sept lieues». Etant prévenue, elle peut revenir vite et endormir tout le monde pour éviter la panique.

Et puis la botte est accompagnée de chiffres magiques aussi, comme d’autres contes font régner les couleurs (rouge surtout). Le 7 est omniprésent dans le conte du Petit Poucet, il apparaît quatre fois : la fratrie est composée de sept garçons, l’ogre a sept filles, les bottes sont de sept lieues et le Petit Poucet est âgé de 7 ans. Et pour ceux qui n’auraient toujours pas saisi la valeur sexuelle distillée dans chaque conte, rappelons que ces bottes sont des fées qui s’ajustent à la taille de celui qui les chausse et «avaient le don de s’agrandir et s’apetisser selon la jambe de celui qui les chaussait», rappelle Ghislaine Chagrot. Plus tard, il est précisé qu’elles fatiguent fort leur homme. Et ? Non rien.

Samedi : le balai

(1) Centre national de la littérature pour la Jeunesse et coresponsable de la rubrique contes de la Revue des livres pour enfants.


Emmanuèle Peyret





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