Connect with us

Affaires

Michelin annonce la fermeture de son usine de La Roche-sur-Yon «d’ici fin 2020»

Published

on


Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé jeudi matin son intention de fermer «d’ici fin 2020» son usine de La Roche-sur-Yon. 619 salariés sont concernés ; le site était menacé depuis plusieurs semaines en raison des difficultés du marché du pneu poids lourd haut de gamme, tant en Europe qu’à l’export.

Michelin: les sites français sous pression

Le «pacte d’avenir» lancé en 2016 «pour renforcer l’activité du site», créé en 1971, n’a «pu produire les effets attendus» malgré «70 millions d’euros d’investissements», a expliqué Michelin.

Michelin va proposer aux partenaires sociaux la «négociation d’un accord portant sur un plan d’accompagnement des salariés», avec des mesures de préretraite et des dispositifs de mobilité interne et externe, selon un communiqué du groupe. «Chaque salarié concerné» aura «la possibilité de rester au sein de l’entreprise en France», promet le géant français du pneu.

Les syndicats furieux

Les réactions des leaders syndicaux n’ont pas tardé : le syndicat SUD Michelin dénonce une «trahison». Les salariés «ne sont pas responsables de la calamiteuse stratégie de marge et de prix (…) qui conduit à cette catastrophe sociale», a estimé le syndicat, appelant à une «grève illimitée» et à «un rendez-vous de toute urgence» avec le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

«On sacrifie des emplois» pour «un objectif de rentabilité financière à court terme», s’est indigné auprès de l’AFP Jean-Christophe Laourde, de la CFE-CGC. Laurent Bador (CFDT) a de son côté exprimé un «sentiment d’accablement et une immense tristesse pour les salariés». «Ils avaient fait énormément d’efforts ces dernières années. Ils ont l’impression d’être lâchés en pleine campagne», a-t-il poursuivi, estimant que Michelin «a les moyens» de «trouver une solution» pour chacun.

Michelin va fermer une usine allemande employant 858 salariés

De son côté, le sénateur (LR) de Vendée Bruno Retailleau et la présidente (LR) des Pays de la Loire Christelle Morançais ont annoncé jeudi qu’ils allaient «demander des comptes au président de Michelin«, Florent Menegaux, après l’annonce de la fermeture de l’usine. «Dès cet après-midi, nous allons demander des comptes au président de Michelin et exiger, au-delà même des obligations légales, qu’il prenne toutes les mesures pour assurer l’avenir des salariés vendéens et du site de La Roche-sur-Yon», écrit Bruno Retailleau, ancien président du conseil départemental de Vendée, dans un communiqué cosigné avec Christelle Morançais, qui lui a succédé à la tête des Pays de la Loire.

Les élus dénoncent une «décision couperet» ainsi qu’une «froide vision des rapports économiques et sociaux, qui devraient d’abord être des rapports humains». Ils s’insurgent contre un «manque de respect des salariés, qui ont fait des efforts considérables pour améliorer la compétitivité de leur usine, et dont la proposition de lancer une étude pour redimensionner ou diversifier l’activité du site n’a même pas été entendue par la direction».

De son côté, la préfecture de Vendée a annoncé que « l’État veillera à ce que le groupe Michelin respecte toutes les obligations légales et réglementaires qui s’imposent à lui » et qu’il s’assurera que « Michelin respecte ses obligations en matière de revitalisation du territoire et quant au devenir du site de La Roche-sur-Yon ». La fermeture du site de la Roche-sur-Yon (Vendée) de Michelin aura des répercussions sur l’usine de Cholet (Maine-et-Loire). 74 personnes de l’atelier fournissant des mélanges de gomme à La-Roche-sur-Yon «sont concernées par le projet de fermeture de ce site». Le groupe au Bibendum avait déjà annoncé il y a deux semaines la fermeture d’ici à 2021 de son usine de Bamberg (sud de l’Allemagne), qui emploie 858 salariés.



Source link

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Affaires

un échange compromettant fait surface dans l’enquête contre Boeing

Published

on

By


La crise du 737 MAX s’est aggravée vendredi, le régulateur de l’aérien américain accusant Boeing de lui avoir caché des documents importants, notamment un échange entre employés révélant que le système automatique, le MCAS, qui devait empêcher l’avion de partir en piqué, le rendait difficile à piloter en simulateur.

Dans cet échange sur messagerie instantanée qui date de novembre 2016, soit un an avant la certification du 737 MAX, Mark Forkner, à l’époque un pilote de Boeing, disait à un collègue à propos du MCAS: il «déraille dans le sim (le simulateur, ndlr)». «Bon je t’accorde que je suis nul en pilotage mais ça c’était scandaleux», poursuivait le pilote dans cette conversation avec un collègue, Patrik Gustavsson. Ce dernier a fait remarquer qu’il allait falloir actualiser les instructions dans le manuel de vol.

» VOIR AUSSI – Pourquoi les Boeing 737 Max se crashent

De fait, huit mois avant les échanges rendus publics vendredi, M. Forkner avait demandé à l’agence fédérale de l’aviation (FAA) s’il pouvait ne pas faire mention du MCAS dans le manuel de vol et le régulateur, convaincu que le dispositif informatique n’était ni dangereux ni amené à intervenir souvent, avait donné son feu vert. Un porte-parole de la FAA a précisé que l’autorisation du régulateur n’était pas requise. «En gros, ça veut dire que j’ai menti aux régulateurs (sans le savoir)», répond alors M. Forkner, ce à quoi son collègue ajoute, «ce n’était pas un mensonge, personne ne nous avait dit que c’était comme ça».

Le MCAS a depuis été mis en cause dans l’accident d’un 737 MAX d’Ethiopian Airlines, qui s’est écrasé le 10 mars au sud-est d’Addis Abeba quelques minutes après le décollage, provoquant la mort des 157 personnes à bord. Il est également montré du doigt dans le crash, le 29 octobre 2018, d’un 737 MAX de Lion Air ayant fait 189 morts. Le 737 MAX, qui avait été homologué et autorisé à voler en mai 2017 par la FAA, a depuis été cloué au sol à travers le monde et des incertitudes entourent son retour en service.

Sanctions

«Tard hier soir (jeudi), Boeing a alerté le département des Transports de l’existence de messages instantanés entre deux employés de Boeing, discutant de certains éléments de communication avec la FAA lors de la certification initiale du 737 MAX en 2016», a dénoncé vendredi l’agence fédérale de l’aviation. «Boeing a expliqué au département qu’il a découvert ces documents il y a plusieurs mois», a regretté le régulateur, qui a sommé Dennis Muilenburg, le patron de Boeing, de s’expliquer.

«J’attends vos explications immédiatement concernant le contenu de ce document et les raisons pour lesquelles Boeing en a retardé la divulgation à son régulateur en charge de la sécurité», y écrit Steve Dickson, un des responsables de la FAA, dans ce courrier obtenu par l’AFP. «En début d’année, nous avons donné le même document à la bonne autorité enquêtant» sur le MAX, soit le département de la Justice, a répondu, quelques heures plus tard, Boeing, dans un communiqué, soulignant coopérer «volontairement» en parallèle avec le ministère des Transports sur une investigation distincte touchant aussi à cet avion.

C’est dans le cadre de cette dernière que «nous avons porté (jeudi) le même document à l’attention d’une commission» parlementaire, souligne l’avionneur, qui affirme que M. Muilenburg s’est entretenu dans la journée avec M. Dickson pour lui «assurer que nous prenons toutes les mesures nécessaires pour un retour en service en toute sécurité du MAX». La FAA, qui avait notamment confié à Boeing l’inspection du MCAS lors du processus de certification selon des sources proches du dossier, a promis de prendre des sanctions. «Cela soulève des interrogations graves», a réagi auprès de l’AFP une source industrielle. «Pourquoi ces échanges ont-ils été dissimulés ? A-t-on cherché à les cacher ? Boeing est dans un merdier», a-t-elle ajouté.

Ces révélations «compliquent les décisions du management qui doit (maintenant) déterminer qui est responsable (…) mais il n’est pas totalement clair si ça va nécessairement affecter la re-certification du MAX», estime pour sa part Richard Aboulafia, expert chez Teal Group. Michel Merluzeau, analyste chez AirInsight Research, estime qu’on «est entré en terre inconnue» et que «cela pourrait impacter le retour en vol du MAX, prolonger encore l’incertitude qui pèse sur le programme et avoir des conséquences sur l’entreprise». Dennis Muilenburg, aux commandes de Boeing depuis juillet 2015, s’est vu retirer récemment sa casquette de président du conseil d’administration, décision qui a lancé des rumeurs sur son possible limogeage dans les prochains mois. A Wall Street, l’action a chuté de 6,79%.



Source link

Continue Reading

Affaires

Snapchat passe aux publicités dynamiques

Published

on

By


Snap a décidé de muscler son offre publicitaire pour les
annonceurs en introduisant des publicités dynamiques avec lesquelles
l’entreprise espère cibler les marques directes, le commerce électronique et le
retail. Avec les publicités dynamiques, les annonceurs peuvent créer
automatiquement des publicités en temps réel sur la base de leurs catalogues
produits qui sont ensuite diffusées auprès des utilisateurs de Snapchat
en fonction de leurs centres d’intérêt, en utilisant une variété de modèles
fournis par le service de messagerie éphémère.

Les annonceurs du monde entier ont dès à présent accès à ce
nouvel outil, mais leurs campagnes ne pourront pour le moment cibler que les
usagers basés aux Etats-Unis. La portée mondiale sera étendue
ultérieurement. 

Selon eMarketer, Snap est un acteur de petite envergure sur
le marché de la publicité numérique avec à peine 0,5% de parts de marché. Snap espère sans aucun doute progresser sensiblement grâce aux publicités
dynamiques. « Plus de 75 % de la population américaine âgée de 13 à 34 ans
est active sur Snapchat, et les utilisateurs quotidiens de Snapchat ouvrent
l’application plus de 20 fois par jour, offrant ainsi aux marques de grandes
opportunités pour atteindre la bonne personne avec le bon message au bon
moment
”, argumente Kathleen Gambarelli, directrice du marketing produit chez
Snap. (Eureka Presse)





Source link

Continue Reading

Affaires

SAP prépare l’après McDermott – ZDNet

Published

on

By


Un départ de star. « Tout PDG rêve de pouvoir laisser aux générations suivante une entreprise en telle position de force », s’est réjoui Bill McDermott la semaine dernière en annonçant son départ de SAP, l’un des leaders du marché des logiciels de planification des ressources d’entreprise (ERP).

Le logiciel de planification des ressources d’entreprise de base de SAP standardise les processus d’affaires afin de rationaliser la gestion des opérations allant de la vente à la finance en passant par les ressources humaines et les services généraux. Sous la direction de McDermott, 70 milliards de dollars supplémentaires ont été investis pour appuyer sa vision d’une « entreprise intelligente », via de nombreuses acquisitions (une cinquantaine.)

La plus remarquable de ces acquisitions s’est produite plus tôt cette année, lorsque SAP a acquis Qualtrics. Cette opération de 8 milliards de dollars a permis d’integrer la technologie de Qualtrics pour la gestion de la relation client et l’expérience client au portefeuille de SAP, dans le but d’étendre son offre de produits. Interrogé par ZDNet, Paul Saunders, analyste directeur principal chez Gartner, a fait part de l’héritage que laissera le futur ex-PDG de SAP. « Sous la direction de Bill McDermott, beaucoup d’argent a été dépensé
pour développer l’entreprise, parce qu’il avait compris depuis longtemps
que l’ERP ne suffirait pas », a indiqué l’analyste.

12 000 clients pour SAP HANA

Qu’à cela ne tienne, la relève semble assurée pour SAP. Jennifer Morgan et Christian Klein, tous deux membres du directoire de SAP, ont été nommés co-directeurs généraux après le départ de Bill McDermott. Le grand défi auquel ils seront désormais confrontés sera de savoir comment mettre en œuvre la stratégie de développement de l’entreprise, qui se trouve aujourd’hui en meilleure santé que lorsque Bill McDermott l’a trouvé, il y a de cela une décennie. Au cours de la décennie qu’il a passée à ce poste, Bill McDermott a en effet permis à
SAP de se hisser au quatrième rang mondial des éditeurs de logiciels
après Microsoft, Oracle et IBM.

Aujourd’hui, 77 % de l’argent échangé par le biais de transactions commerciales mondiales est effectué via au moins un système développé par SAP. Cette tendance doit beaucoup à l’action de son président. Depuis qu’il a pris la tête de SAP en 2010, les revenus ont augmenté de 143 % pour atteindre 28,5 milliards de dollars l’an dernier. Plus particulièrement, Bill McDermott a amorcé le passage d’une offre de produits largement sur site à un déploiement dans le Cloud à la recherche de sources de revenus plus prévisibles. En 2011, par exemple, SAP a lancé SAP HANA – une base de données en mémoire qui peut traiter de gros volumes de données en temps réel.

L’année suivante, la société a commencé à vendre la plate-forme en tant que service sous la forme de SAP Cloud Platform, qui inclut SAP HANA, pour connecter à la fois des systèmes sur site et des systèmes en nuage. Les résultats du troisième trimestre de cette année, publiés en même temps que l’annonce des changements de direction, reflètent cette transformation : le chiffre d’affaires du Cloud Computing a augmenté de 37% en un an et l’adoption de SAP HANA de 25% en un an à 12 000 clients. Pour Paul Saunders, SAP « est passée d’une entreprise sur site axée sur la planification des ressources d’entreprise à une entreprise numérique hybride qui met également l’accent sur l’expérience client, les ventes et la livraison ».

De fait, SAP propose aujourd’hui de nombreux produits dans le cadre de son portefeuille « Entreprise intelligente » – 347 d’entre eux au total, selon Saunders. Il s’agit notamment des solutions ERP et de cloud computing, des logiciels d’expérience client Qualtrics, mais aussi de la gestion de la chaîne logistique et du cycle de vie des produits, des analyses et même de l’IoT et de l’intelligence artificielle. La liste est longue et non exhaustive, mais elle est présentée aux clients d’une manière confuse et incohérente. En fin de compte, cela signifie que ces clients se voient présenter de nouvelles solutions qu’ils doivent mettre en œuvre – sans aucune explication sur la raison exacte pour laquelle ils devraient investir dans ces solutions.

Article « SAP prepares for its next big challenge » traduit et adapté par ZDNet.fr





Source link

Continue Reading

Trending

Мы используем cookie-файлы для наилучшего представления нашего сайта. Продолжая использовать этот сайт, вы соглашаетесь с использованием cookie-файлов.
Принять